2014 : encore plus de précarité dans la Fonction Publique Territoriale !

Toutes les réformes en cours ou annoncées bouleversent ou modifieront considérablement les modalités d’embauche et les conditions de travail de tous les salariés travaillant pour les collectivités locales.

Depuis le mois de septembre 2014, l’application de la réforme des rythmes scolaires dans toutes les communes creusoises ayant une école, y compris les communes les plus rurales, a des conséquences néfastes pour les agents territoriaux.

Ainsi, nombreux sont celles ou ceux qui ont vu leurs missions, leurs horaires ou leurs conditions de travail profondément modifiées :

- pour mettre en place cette réforme, les communes le plus souvent sans le sou, ont été obligées de réorganiser l’ensemble des services. La plupart du temps, cela s’est fait en l’absence de concertation, par une décision unilatérale de l’autorité territoriale. C’est d’autant plus facile dans la Fonction Publique Territoriale, que les agents n’ont pour la plupart pas de fiche de poste permettant de contractualiser leurs horaires et leurs missions (dans le secteur privé, ces renseignements sont portés sur le contrat de travail ; dans la FPT, ils n’y apparaissent pas). Il s’agit ici d’un vide que la FSU des Territoriaux va s’employer à combler pour éviter que ces modes de gestion ne se développent.

-  toujours pour faire face à des recettes en berne et des dépenses qui explosent, les collectivités recrutent des personnels de plus en plus précaires notamment pour répondre à la demande d’animateurs pour assurer les Temps d’Activités Périéducatives (quand elles ne transfèrent pas ces missions de recrutement au secteur associatif). Il faut savoir que de nombreux agents sont déjà contraints de travailler sur des postes à temps non complet quand ils sont titulaires. Les nouveaux recrutés sont souvent en CDD, d’autres en CDI sans perspective de carrière (ils seront, pour la plupart payés au 1er échelon de la plus basse des grilles toute leur carrière alors que cet échelon est fréquemment en-dessous du SMIC !). Sur le même principe, on propose aux plus jeunes des contrats d’avenir de 1 à 3 ans sans que l’employeur ait l’obligation de les embaucher à la fin de cette période.

- Les finances locales étant ce qu’elles sont, les collectivités rognent sur toutes leurs dépenses et plus particulièrement sur celles liées aux personnels. Au départ, des communes promettaient de ne plus faire de ronds-points pour faire des économies mais cela semble ne plus suffire. Ainsi certaines ont annoncées dès la rentrée que les remplacements d’agents absents ne se feraient plus… au détriment une nouvelle fois, des conditions de travail des agents et du service rendu aux usagers.

Il semble que le véritable enjeu de cette réforme inégalitaire des rythmes scolaires commence à pointer le bout de son nez. En effet, nombreuses sont les communes dont les finances sont aujourd’hui exsangues et qui ne vont pas tarder à s’interroger sur les conditions de leur survie. Au plus haut niveau de l’État la solution préconisée repose sur un développement de l’intercommunalité. La réforme territoriale annoncée avec la création de grandes régions et la suppression des départements, nous laisse apercevoir la volonté de ceux qui ont été élus et les conséquences que cela pourrait avoir sur les conditions d’embauche et les conditions de travail de l’ensemble des agents de la Fonction Publique Territoriale : précarité à tous les étages pour toutes les nouvelles embauches ? Modification du cadre statutaire pour les autres ?

La situation du Conservatoire Émile Goué illustre parfaitement les conséquences de la politique d’austérité qui est menée actuellement. En effet, suite à de grosses difficultés budgétaires liées au retrait progressif des subventions d’État à la structure, celle-ci a été obligée de supprimer 2 postes d’agents administratifs, ½ poste de directrice adjointe, 1 poste d’enseignant ainsi que des heures d’enseignement l’an dernier. Alors que le Conservatoire aurait besoin de personnels pour développer son activité et ainsi pérenniser son existence, il se trouve amputé de plusieurs éléments. Ce sont encore une fois les personnels, particulièrement les agents administratifs, qui subissent les conséquences de cette politique désastreuse : comment faire le même travail en étant moins nombreux ?

Sur tout le territoire, La FSU des Territoriaux redoute les conséquences de l’augmentation des dépenses liée à des transferts de compétences non compensés ou à des réformes imposées et la baisse des dotations de l’État aux collectivités territoriales.

Nous encourageons les agents à résister collectivement à ces choix politiques en adhérant à la FSU des Territoriaux de la Creuse, en participant à ses actions et en votant pour les listes qu’elle ne manquera pas de présenter aux prochaines élections professionnelles du 4 décembre 2014.

Guéret, le 26 septembre 2014

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